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Examens

L’Endoscopie du rachis pour tous

La médecine devient de plus en plus technique et technologique, mais l’objectif reste toujours le
même, améliorer la qualité des soins aux patients.
L’endoscopie du rachis est, depuis quelques années, la technique qui évolue la plus rapidement
dans le spectre des traitements de la colonne vertébrale. Elle suivra bientôt l’arthroscopie des
grosses articulations et deviendra très probablement le « Gold Standard » pour certaines
pathologies, comme la hernie discale ou le canal lombaire étroit.

 

EN CE QUI CONSISTE L’ENDOSCOPIE DU RACHIS ?

C’est une technique chirurgicale mini-invasive qui permet de traiter plusieurs pathologies avec
l’aide d’un endoscope (caméra) et d’instruments adaptés pour diminuer l’agression des tissus
neurologiques et musculaires.
Par ailleurs, le fait d’utiliser une caméra avec une amplification de l’image permet aux chirurgiens
une visualisation encore plus précise des structures rachidiennes.

QUELS SONT LES AVANTAGES DE CETTE TECHNIQUE ?

Les études montrent qu’à moyen et long terme (après 6-12 mois) les résultats sont similaires aux
résultats obtenus avec les techniques classiques.
Néanmoins, des études montrent déjà une supériorité à court et moyen terme :
• Temps d’intervention inférieur
• Temps d’hospitalisation inférieur
• Moins de pertes hémorragiques
• Taux d’infection inférieur
• Douleur postopératoire inférieure
• Retour à l’activité professionnelle et sportive plus rapide

 

QUELLES PATHOLOGIES PEUVENT ÊTRE TRAITÉES PAR ENDOSCOPIE ?

L’endoscopie gagne rapidement du terrain dans le traitement des pathologies dégénératives,
comme la hernie discale ou le canal lombaire étroit.
Cependant, d’autres pathologies plus complexes telles que la spondylolisthésis, la myélopathie
cervicale ou les pathologies tumorales peuvent également être prises en charge par endoscopie,
tant cette technique est polyvalente.

 

EXISTE T’IL DIFFÉRENTES TECHNIQUES ENDOSCOPIQUES ?

Sachant que l’objectif final est le même, à savoir la décompression des structures neurologiques,il existe des nuances entre les différentes techniques ou voies d’abord :

• Différence entre endoscopie monoportale et biportale ?
C’est probablement la question la plus fréquente. Comme son nom l’indique, la technique monoportale est exécutée par une seule incision (un portal chirurgical) presque sans agressiondes tissus musculaires. Les instruments utilisés sont créés spécialement pour cette technique,faisant de cette technique-là la moins invasive à l’heure actuelle.
La chirurgie biportale est réalisée par deux incisions avec l’utilisation d’instruments classiques,assistée par un endoscope. Le fait de créer un espace de travail plus élargi (et pourtantlégèrement plus invasive) permet de traiter certaines pathologies (tumeurs, sténoses sévères)d’une façon plus simple et rapide.

• Différence entre les voies d’abord interlamaire et transforaminale ?
Ce qui les distingue, c’est la localisation de l’incision et le trajet suivi jusqu’au rachis :
– Une incision est faite dans la partie postérieure du dos pour la technique
interlamaire
.
– Dans une voie transforaminale , la chirurgie est faite avec une incision beaucoup plus latérale.
Le choix de la technique se fait en fonction de la localisation de la pathologie et surtout del’expérience du chirurgien.

 

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS LES PLUS FRÉQUENTES ?

Les complications pendant une endoscopie du rachis sont les mêmes qu’avec les procéduresclassiques :
• Lésion neurologique (moteur ou sensitive)
• Lacération durale
• Infection
• Récidive
• Décompression incomplète